L'Anjou Agricole 13 avril 2017 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Acheter un tank pour plus d'indépendance

L'agriculteur de Saint-Georges-des-Gardes, Philippe Métayer fait partie de la trentaine de producteurs de lait qui se regroupent pour l'achat de tanks à lait.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Philippe Métayer ne veut plus payer de location de tank à sa laiterie, c'est pour cette raison qu'il participe à l'achat groupé de tank à lait initié par François Girard.
Philippe Métayer ne veut plus payer de location de tank à sa laiterie, c'est pour cette raison qu'il participe à l'achat groupé de tank à lait initié par François Girard. - © AA

Philippe Métayer, agriculteur à Saint-Georges-des-Gardes va investir dans un tank à lait. Mais de manière groupée. Avec une trentaine de producteurs de lait, il veut acheter son propre tank « pour faire des économies mais aussi gagner en indépendance », explique l'éleveur qui livre à Terrena. Aujourd'hui, comme 90 % des éleveurs des Mauges, son tank appartient à sa laiterie. Elle lui facture 3,049 EUR les 1 000 litres produits, « directement prélevés sur la facture mensuelle. » Avec 300 000 litres produits chaque année, « le tank coûte, par an, environ 900 EUR ». L'investissement dans un tank peut paraître élevé au départ.  Philippe Métayer compte, sans négociation, environ 14 000 euros pour un tank neuf de 4 000 litres de lait. « Dans 10 ans , j'aurai économisé 9 000 euros, gardé mon capital sur mon exploitation, relativise l'agriculteur des Mauges. « Et un tank, ça dure une vie, et ça se vend toujours d'occasion », ajoute-il.
L'idée de cet achat groupé est née en assemblée générale cantonale de la FDSEA à Chemillé-en-Anjou, en janvier.
« Des agriculteurs se plaignaient du prix B de Terrena : 216 euros/1 000 l., explique François Girard, responsable FDSEA. Quand on leur rétorque qu'il faut changer de laiterie, certains répondent qu'ils ne sont pas propriétaires de leur tank. » Pire, « ils imaginent qu'une fois le lait dans le tank, il ne leur appartient plus », explique l'agriculteur. Investir dans son propre outil, c'est « redonner du pouvoir et de l'indépendance aux agriculteurs. »

Retrouvez l'intégralité de l'article dans l'Anjou agricole du14 avril 2017.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

On est dans Le Parrain ou dans une commission ?

a lancé le député Insoumis François Ruffin, mi-septembre, lors d’une audition de Bigard en commission des Affaires économiques à l’Assemblée nationale

Le chiffre de la semaine
- 24,6
cents pour le prix du porc depuis début août. Depuis 18 séances de vente, le cours du porc sur le marché du porc breton ne cesse de reculer, totalisant 24,6 cents de baisse depuis le 7 août dernier.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui