L'Anjou Agricole 22 mars 2007 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

DOSSIER BÂTIMENTS - Alain Denieulle : « Rester ferme face à l’administration »

La profession devait rencontrer l’administration hier, jeudi, pour faire le point sur le dossier “plan bâtiment”.

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Alain Denieulle, président de la section bovine de la FDSEA.
Alain Denieulle, président de la section bovine de la FDSEA. - © AA

Le plan bâtiment ne parvient pas à répondre à la demande. Est-il victime de son succès ? Comment expliquez-vous ce retard ?
Alain Denieulle : On sait, depuis fin 2003, qu’il y aura un plan bâtiment, mais sa mise en place a pris du retard. Entretemps, des restructurations ont eu lieu, des bâtiments ont été renouvelés, le secteur de la viande bovine est enfin sorti de la crise… et nous sommes dans un goulot d’étranglement.
Pourtant, dans la région des Pays de la Loire, la profession, en accord avec l’administration, a mis en place des priorités d’accès pour l’éligibilité du dossier : étaient prioritaires le logement des animaux et la salle de traite, des mesures beaucoup plus restrictives que ce qui était prévu au plan national.

Quelle est aujourd’hui la situation ?
Nous avons plusieurs sujets de mécontentement. D’abord, des dossiers de 2005, classés en quatrième priorité, derrière les jeunes, les producteurs d’ovins et de caprins et les dossiers  d’accompagnement de mises aux normes, ont reçu un courrier de l’administration leur précisant que leur demande était tout simplement refoulée. Cela concerne environ 29 dossiers en Maine-et-Loire, notamment des projets d’engraissement. En tout, cela représentait plus de 2 millions d’euros de travaux. Nous nous insurgeons contre cette décision de l’administration.

Que va-t-il se passer pour les dossiers 2006, en attente ?
L’enveloppe 2007 est déjà consommée avec les dossiers 2006 et il y a quasiment un an d’attente pour le règlement. Environ 700 dossiers sont en suspens représentant 63 millions d’euros de travaux subventionnables. Face à cette situation, l’administration semble vouloir réinstaurer des priorités et plafonner les subventions pour 2006. Nous y sommes totalement opposés. Accepter, c’est s’exposer au même scénario qu’en 2005 : voir des dossiers finalement exclus du dispositif. Il n’y a aucune raison de revenir sur ce qui a été convenu car, en réalité, ce que l’État donne en subvention, il le récupère, et même plus, par le biais de la TVA. Mais les agriculteurs font les frais de deux ministères qui s‘affrontent : la rue de Varenne et Bercy.

Le ministère de l’Agriculture vient d’annoncer la relance du plan bâtiment, mais l’incertitude règne en ce qui concerne la participation européenne (voir ci-dessous). Qu’en pensez-vous ?
 Nous nous félicitons de la relance du plan bâtiment, mais c’est une satisfaction en demi-teinte, car 50 % des aides seulement sont assurés. Je regrette que le ministère de l’Agriculture n’ait pas fait accélérer les choses, au plan européen, pour qu’une décision intervienne plus vite, car c’est le moment de démarrer les travaux. Décidément, la situation se complique : non seulement les agriculteurs ne savent pas s’ils toucheront la totalité des aides, mais non plus quand ils les toucheront.Pour les dossiers 2007, la
profession souhaite que les dossiers d’engraissement fassent partie des premières priorités. Il s’agit là d’un véritable enjeu pour l’ensemble de la filière des Pays de la Loire.

m. l.-r.

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