L'Anjou Agricole 13 janvier 2015 à 17h00 | Par L'Anjou Agricole

Sival 2015 : une première journée riche d'échanges et d'enseignements

Cette 29ème édition du Sival s'est ouverte aujourd'hui mardi 13 janvier sur une véritable note d'optimisme.

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Bruno Dupont (président du Sival), Jean-Marc Lézé (président de la Fdsea 49) et Christophe Béchu (sénateur-maire d'Angers), dégustent une « Rockit » (pomme de petit calibre à grignoter)
Bruno Dupont (président du Sival), Jean-Marc Lézé (président de la Fdsea 49) et Christophe Béchu (sénateur-maire d'Angers), dégustent une « Rockit » (pomme de petit calibre à grignoter) - © AA

Le salon angevin des matériels et techniques viticoles, horticoles, arboricoles et légumiers, démontre une nouvelle fois la pertinence de son positionnement et sa place de référence pour toutes les productions végétales, devant des visiteurs français mais également étrangers venus en masse. Avec un thème ambitieux intitulé « Cap vers l'avenir des productions », l'innovation a raisonné comme une évidence ce premier jour notamment dans la bouche des officiels qui ont arpenté ce matin les allées du salon. Une dynamique saluée par le sénateur et maire d'Angers, Christophe Béchu, pour qui la recherche et le maintien de l'emploi restent des priorités sur le département.

" Les politiques doivent adopter le rythme des producteurs, pas l'inverse ", ont exprimé les responsables professionnels lors de la conférence de presse.
" Les politiques doivent adopter le rythme des producteurs, pas l'inverse ", ont exprimé les responsables professionnels lors de la conférence de presse. - © AA

Une parenthèse sympathique dans un contexte économique qui l'est moins
Contexte difficile dont s'est faite écho la conférence de presse tenue ce midi par les responsables Frsea / Fnsea, Légumes de France, Fnpf et la Fédération des Maraîchers Nantais. « En France, nous avons les coûts de production les plus élevés, rappelle Christiane Lambert, vice-présidente de la Fnsea. A l'image de la Pac, les dispositifs européens qui nous sont proposés ne tiennent pas compte de nos spécificités nationales. Les politiques français non plus d'ailleurs, qui n'hésitent pas à charger le dos des agriculteurs. La façon dont est mis en oeuvre le compte pénibilité ne peut coller au secteur agricole ». Pour Jacques Rouchaussé, la grande distribution est aussi responsable des entraves au revenu du producteur : « la guerre des prix n'apporte rien de bon, ni pour le consommateur qui se perd dans ses achats, ni pour l'amont qui est étranglé par la baisse des prix imposée à la production ». Le président de Légumes de France se dit cependant optimiste pour 2015. « 55 % des français sont en attente de regain de plaisir, nous saurons le leur redonner notamment en les incitant à consommer nos produits français ».


Annoncée ce matin, la présence jeudi de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, sera sans nul doute l'occasion pour les responsables professionnels de solliciter une nouvelle fois une "vraie" présence des pouvoirs publics sur les enjeux agricoles.

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la phrase de la semaine

70 000 tonnes de viandes majoritairement En image...engraissées au maïs OGM, aux antibiotiques et aux farines animales, vont venir déséquilibrer un marché sous haute-tension. Et nous n’avons aucune garantie sur les contrôles prévus par le Canada, concernant l’interdiction des activateurs de croissance et des hormones dans laproduction.

La FNB dénonce la « trahison » des parlementaires européens sur l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada (Ceta) qui a été adopté le 15 février par le Parlement européen

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Le chiffre de la semaine
337,50
euros les mille litres de lait, au mois de décembre en France. Une nette progression par rapport au début d’année et une légère hausse par rapport à la moyenne de 2015. Les experts estiment que cette progression devrait durer un semestre mais sans doute pas plus. Elle est notamment due à une réduction de la collecte laitière en Europe.

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