L'Anjou Agricole 11 juin 2015 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Hausse des charges, baisse des prix et des aides : les difficultés s’accumulent

Les éleveurs subissent une baisse continue du prix d’achat de la viande.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © AA

«On subit une baisse continue à l’achat alors que le prix de vente en grande surface ne fléchit jamais. » Installé seul depuis 2009 sur l’exploitation familiale en viande bovine, Hugues Lemesle constate, chaque année une dégradation de ses revenus. « Au premier semestre 2014, le prix au kg de carcasse des vaches de réforme était de 4,59 euros. Un an plus tard, il a perdu 13 centimes. Cela ne paraît pas énorme, mais ça représente plus de 1 200 euros perdus à l’année. C’est le cas sur mes limousines mais cela peut être encore plus marquant pour d’autres agriculteurs, notamment éleveurs de charolaises, constate l’exploitant de La Pouëze. Il faudrait atteindre les 5 euros/kg en permanence pour pouvoir bénéficier d’un revenu convenable par rapport à des coûts (intrants, concentrés) et une charge de travail toujours très importante. »

Actions syndicales Suite aux actions de mai devant les abattoirs, une réunion de crise s’était tenue avec le ministre de l’Agriculture. Il appelait à « un sursaut de la filière » pointant la situation de crise des éleveurs. Un délai maximum d’un mois était donné pour mettre en œuvre des solutions. Ce délai arrive à échéance et une nouvelle réunion se tiendra la semaine prochaine. Considérant que les résultats ne sont, hélas, pas au rendez-vous, la FNB, la FNSEA et les JA lancent des actions dès dimanche soir. Plusieurs abattoirs devraient être bloqués en Pays-de-la-Loire. Des précisions seront données ultérieurement par le réseau syndical.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

JA veut rénover l'offre d'outils de gestion des risques en s'appuyant sur l'Europe et les filières

explique Baptiste Gatouillat, auteur du rapport d'orientation 2017 des JA qui s'intitule : Anticipons aujourd'hui pour gérer les risques demain.

Culture & Vous
La sélection de Jean-Paul Guéry » La ferme des Miller
La sélectionde Jean-Paul Guéry » Le vertige des falaises
La sélection de Jean-Paul Guéry » Chute
La sélection de Jean-Paul Guéry » Personne n’a oublié
La sélection de Jean-Paul Guéry » La ferme du bout du monde
Le chiffre de la semaine
2,4 millions
En 2015, l'UE comptait 2,4 millions d'exploitations cultivant 3,2 millions d'hectares de vignes, selon la dernière enquête Eurostat. La France arrive en deuxième position en matière de superficie, derrière l'Espagne. Sur les 3,2 Mha, 78 % (soit 2,5 Mha) étaient dédiés à la production de vins de qualité, aussi bien sous AOP (2,1 Mha) que sous IGP (0,4 Mha). En nombre d'exploitations viticoles, c'est la Roumanie qui arrive en tête (36 % du total de l'UE) devant l'Espagne (22 %) et l'Italie (12 %).

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui