L'Anjou Agricole 31 décembre 2014 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

InterLoire, l’interprofession des vins du Val de Loire, un outil d’accompagnement stratégique

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L’assemblée générale d’InterLoire s’est tenue le vendredi 19 décembre à Angers.
L’assemblée générale d’InterLoire s’est tenue le vendredi 19 décembre à Angers. - © AA

S’allier avec toutes les appellations et les vins IGP du Val de Loire. C’est l’ambition affichée de l’interprofession des vins du Val de Loire, InterLoire, qui tenait son assemblée générale, le vendredi 19 décembre, à Angers.
L’objectif : “construire un socle commun auquel tout le monde pourrait adhérer”, explique le président de l’interprofession ligérienne Gérard Vinet. Pour cela, InterLoire doit rencontrer les appellations non présentes du système interprofessionnel et aussi l’interprofession des vins IGP du Val de Loire. Le conseil exécutif espère une mise en œuvre de ce nouveau socle courant 2016.

Autre ambition : être l’outil stratégique des vignerons et des négociants. Au-delà de la vocation de promotion des vins du Val de Loire, l’interprofession “doit davantage aider les producteurs à prendre les bonnes décisions.” Comme l’explique Jean-Marie Barillère, président du Comité national des interprofessions des vins (Cniv), invité à l’assemblée générale, “l’appellation est une marque territoriale qui doit être pilotée comme une entreprise.” La filière ne peut plus être tributaire des aléas climatiques, selon les responsables professionnels. Pour cela, le président du Cniv préconise la mise en réserve pour réguler le marché pour un objectif final : “augmenter durablement le chiffre d’affaires global de la filière vitivinicole”. Cette aide à la prise de décision passe par l’observatoire économique d’InterLoire, un “outil d’analyse disponible aux opérateurs et négociants”, note le président d’InterLoire. Pour le renforcer, l’interprofession prévoit l’embauche d’un chargé d’étude économique.

Pour l’année 2015, le budget d’InterLoire s’élève 7,7 millions d’euros. Plus de 60 % de cette somme seront consacrés à la promotion et à la communication, 10 % à la technique et 10 % au pôle économique.

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Le chiffre de la semaine
2,4 millions
En 2015, l'UE comptait 2,4 millions d'exploitations cultivant 3,2 millions d'hectares de vignes, selon la dernière enquête Eurostat. La France arrive en deuxième position en matière de superficie, derrière l'Espagne. Sur les 3,2 Mha, 78 % (soit 2,5 Mha) étaient dédiés à la production de vins de qualité, aussi bien sous AOP (2,1 Mha) que sous IGP (0,4 Mha). En nombre d'exploitations viticoles, c'est la Roumanie qui arrive en tête (36 % du total de l'UE) devant l'Espagne (22 %) et l'Italie (12 %).

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