L'Anjou Agricole 10 septembre 2015 à 14h00 | Par L'Anjou Agricole

Festi'élevage, entre fête et crise de l'élevage

La 21e édition de Festi'élevage s'est tenue ce week-end à Chemillé-Melay, sur fond de crise de l'élevage. Une préoccupation très présente dans les discours officiels, dimanche.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

Vidéo : Festi'élevage en images (© AA)

"C'est toujours la fête de l'élevage, mais je ne peux pas ne pas parler de la crise actuelle". Devant les éleveurs, les élus, l'administration et le grand public, présent en nombre à Chemillé-Melay, dimanche, Claude Cesbron a pris l'exemple de son exploitation. Il élève des porcs et des bovins allaitants à Vezins.

Les éleveurs oubliés ?

"Quand je me suis installé, en 1980, explique Claude Cesbron,je vendais le porc 7,80 francs, soit 1,20 euro. Aujourd'hui, on parle de porc à 1,40 euros/kilo.  Le marché européen se situe à 1,10 euros/kilo. Depuis le début de l'année, nous sommes à 1,25 euros/kilo". Dans le même temps, en 35 ans, a calculé l'éleveur, "le Smic a été multiplié par 4,5, passant de 2,10 euros/heure à 9,60 euros/heure."

"Nous éleveurs, serions-nous oubliés ?" s'interroge le president du festival, très applaudi.  Si nous sommes encore là aujourd'hui, c'est grâce à nos énormes progrès de productivité, nous avons des animaux de plus en plus performants."


Les "champions du monde des charges"

Mais, déplore l'éleveur, nous sommes aussi, en France, "les champions du monde en terme de charges". "Nous devons être très performants pour exister aujourd'hui". S'adressant aux élus, il leur demande d'agir pour alléger " les charges franco-françaises".

Les stalles pleines du festival montrent, malgré ce contexte difficile, que '"les éleveurs ont envie de se battre". Et la présence de 240 élèves très motivés est aussi un signal positif. "Une soixantaine d'entre eux sont restés sur place tout le week-end pour aider les éleveurs, a souligné Claude Cesbron.

Une édition 2015 entre "plaisir de se retrouver" et "amertune", pour Pascal Gallard, président du pôle élevage de la Chambre d'agriculture : "cette passion de l'élevage, il faut pouvoir en vivre."

Lire l'intégralité de l'article dans l'Anjou agricole du 11 septembre 2015.

- © AA

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

Les nouvelles obligations concernant Certiphyto sont très peu connues parce qu’elles n’ont fait l’objet d’aucune communication

alerte la Fédération nationale entrepreneurs des territoires (FNEDT). « Depuis le 1er octobre, les conditions de délivrance et de renouvellement des CIPP ont changé », selon un communiqué.

Culture & Vous
La sélection de Jean-Paul Guéry » Un hiver avec le diable
La sélection de Jean-Paul Guéry » Les mots que j’aime
La sélection de Jean-Paul Guéry » Le pacte du silence
La sélection de Jean-Paul Guéry » L’Esprit Papillon
La sélection de Jean-Paul Guéry » Les vacances de Mma Ramotswe
Le chiffre de la semaine
302,10
euros pour le lait. La banque néerlandaise Rabobank a indiqué dans son rapport mondial 2017 sur les matières premières alimentaires, publié le 23 novembre, que le secteur laitier devrait sortir de ses années de prix très faibles. Les prix du lait devraient être soutenus en 2017 parce que, d'une part, la Commission a retiré l'équivalent de 4 millions de tonnes de lait liquide dans le cadre de son programme d'intervention en 2016. D'autre part la demande de produits laitiers a augmenté dans le ...

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui