L'Anjou Agricole 12 février 2016 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Crise agricole : les évêques de l'Ouest appellent au soutien des agriculteurs

' Les agriculteurs et leur famille ont le droit de vivre du travail de leurs mains. Il nous est impossible de vivre sans nourriture ! Les agriculteurs qui la produisent ont un métier particulièrement noble. Ils méritent la reconnaissance et la considération de toute la société', ont déclaré les évêques du Grand Ouest.

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Parmi les religieux à soutenir les agriculteurs, Mgr Emmanuel Delmas, évêque d’Angers.
Parmi les religieux à soutenir les agriculteurs, Mgr Emmanuel Delmas, évêque d’Angers. - © Eglise catholique en France

' Nous rencontrons souvent des agriculteurs. Ils cultivent le sol, travaillent avec le vivant, animal ou végétal. Nous sommes témoins de leur passion pour leur métier et de leurs réflexions pour mieux faire, mais aussi de leurs inquiétudes et de leurs souffrances, voire de leur colère. Pour certains, l'avenir semble bouché ', pouvait-on lire dans l'appel des évêques, rédigé le 9 février dernier.

 

Les religieux attirent l’attention sur les points suivants :
1. Les agriculteurs et leur famille ont le droit de vivre du travail de leurs mains. Dans la préoccupation trop exclusive de la productivité, on oublie souvent le bien prioritaire des familles. Il est temps d’oser penser un système économique, régional, national, européen et international, qui garantisse aux agriculteurs la possibilité de produire et de vendre leurs productions selon un juste prix. Travailler dans l’inquiétude en attendant seulement l’octroi de subventions n’est pas satisfaisant.
2. Les agriculteurs ont le droit de choisir le modèle d’agriculture qu’ils souhaitent, pourvu qu’elle soit respectueuse de notre planète destinée à nourrir durablement toute l’humanité. Ils ont un vrai savoir-faire qui mérite d’être partagé et écouté. Ils ont besoin d’être accompagnés sans que leur soit imposé un modèle unique. Le seul modèle qui vaille est celui qui favorise le vrai bonheur, les relations humaines authentiques, ainsi qu’une juste relation à la nature dont les riches potentialités sont complexes. C’est pourquoi recherche et agriculture ont vocation à oeuvrer main dans la main pour une écologie pratique digne de notre planète.
3. La qualité de la production de nos agriculteurs n’est plus à démontrer. Ils sont appelés à travailler ensemble selon les filières de production. Il est urgent de dialoguer pour favoriser ces regroupements qui permettront une meilleure vente à l’échelle européenne et au-delà. Pour cela, une harmonisation des coûts de production est nécessaire. C’est une question de justice !
4. Les agriculteurs sont invités à retrouver les solidarités qui les unissent les uns aux autres pour éviter les isolements parfois dramatiques, et pour renforcer les mutualisations qui sont indispensables. C’est une question de survie !

' Tous les décideurs doivent mettre en oeuvre une croissance par la sobriété heureuse ', s'était aussi dernièrement exprimé le pape François.

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