Crayons de terre

Crayons de terre, un recueil sur et avec les gens d’ici

Crayons de terre, un recueil sur et avec les gens d’ici


Huit agricultrices des Mauges ont écrit sur leur quotidien, leur métier, leurs passions dans le cadre d’un atelier d’écriture.
Vient de sortir Crayons de terre, un recueil sur et avec les gens d’ici, préfacé par Edgard Pisani.


Le quotidien, la nature, le travail, les relations professionnelles et associatives, l’engagement, voilà ce que raconte le recueil Crayons de terre. Premiers contributeurs de cet ouvrage, les agricultrices. Elles sont huit à avoir participé, entre le mois d’octobre et aujourd’hui, à un atelier d’écriture, proposé par l’Anjou agricole. Parallèlement, des interviews ont été réalisées auprès des retraités du monde agricole et rural : ils relatent leur enfance, leurs métiers, leurs engagements. Le recueil de plus d’une trentaine de textes et de photos se présente en trois parties : vivre ici, vivre ensemble et les choix de vie. Edgard Pisani, ancien ministre de l’Agriculture, de 1960 à 1966, a accepté d’en écrire la préface. « Ce petit livre que j’ai relu et relirai, aura considérablement enrichi, humanisé la connaissance qu’hier encore, j’avais de l’agriculture… Je connaissais les problèmes de l’agriculture et ignorais presque totalement sa réalité », y écrit-il.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la saison 2009 du musée de Saint-Laurent-de-la-Plaine, saison consacrée à l’agriculture et à son évolution. Au-delà, Crayons de terre est un témoignage. Un témoignage écrit par et avec les gens d’ici, ceux et celles qui sont les mieux à même de parler de leur métier. « Je dis souvent que notre vie part dans tous les sens alors que, paradoxalement, nous sommes très sédentaires, accrochés au rythme prenant de notre ferme…(…) et malgré tout je me sens libre », dit Cécile.

Crayons de terre, un recueil sur et avec les gens d’ici
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La relation à la nature et au territoire est également saluée : « Le matin, je commence toujours par regarder le temps qu’il fait. J’aime sentir la température sur moi : le chaud humide, le froid piquant, la pluie douce ou plus violente. J’aime ce contact direct et je reste là, plusieurs minutes, avant de me diriger vers la laiterie », relate Sylvie. La notion de statut, de reconnaissance professionnelle, est clairement posée : « Je suis reconnue comme agricultrice et non femme de… », apprécie Maryse. Les propos peuvent se faire plus revendicatifs : « Aujourd’hui, notre profession est menacée, estime Sophie, viticultrice. Il devient de plus en plus difficile de communiquer sur notre métier. Nos obligations ne cessent de croître, de même que les interdits réglementaires ». Ou encore : « Vente, revente, super vente, hyper vente, chacun prend sa marge. Comment s’étonner alors de la colère des agriculteurs lorsque le produit est bradé au départ et payé au prix fort par le consommateur ? », s’interroge Monique, pour relativiser aussitôt : « Même s’il m’arrive de dire “fichu métier” lorsque j’ai le bourdon, je crois que j’aime la terre, terre que le paysan a façonnée, génération après génération. » Ce qui, en conclusion, fait dire à Jacqueline : « Je me plais bien ici ».
Martine Leroy-Rambaud

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Crayons de terre est vendu :
  • pour 1 recueil : 10,00 + 3,66 € de frais de port soit 13,66 €
  • Pour 2 à 3 recueils : 10 € + 4,59 € de frais de port soit 14,59 €




© L'Anjou Agricole

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la phrase de la semaine

Comment peut-on trouver des épaules de porc français à 1,28 €/kg chez Leclerc ou à 1,49 €/kg chez Intermarché, quand les éleveurs sont à peine payés à ce prix-là en sortie d’élevage ?

se demande la Fédération nationale porcine (FNP) qui estime qu’« avec de tels comportements, difficile de croire que le coût de production des éleveurs sera un jour pris en compte ».

Le chiffre de la semaine
23 000
Pour la 32e édition du Sival, 23 000 visiteurs sont attendus au Parc des expositions d'Angers où 640 exposants seront présents.

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